文学部とは、人が人について考える場所です。
ここでは、さまざまな人がさまざまな問題に取り組んでいます。
その多様性あふれる世界を、「文学部のひと」として、随時ご紹介します。
編集部が投げかけた質問はきわめてシンプル
「ご自身の研究の魅力を学生に伝えてくださいませんか」。

DELEMAZURE RAOUL BRUCE(ドゥルマジュール ラウル ブリュス) 准教授   (フランス語フランス文学研究室)

 私の研究は主としてフランスの作家ジョルジュ・ペレック(1936-1982)を対象にしています。ペレックは、たいへんユーモラスであると同時に非常に深みのある作家であり、20世紀後半の主要な美学的課題に応答する文学形式を数多く生み出しました(ジャンルの混合、迂回した自伝、日常への関心)。ペレックはポーランド系ユダヤ人の両親を持つ孤児として、ショア(ホロコースト)という歴史的体験の影響を強く受けています。ペレックは一方で、ウリポのもっとも創造力に富むメンバーのひとりでもあります。ウリポとは、レーモン・クノーが1960年代に創設した文学集団で、創作活動の原動力として制約という概念に関心を寄せてきました。私はまた、ロラン・バルト(1915-1980)の作品群にも興味を抱いています。バルトは知識人として非常に深みのあるひとですが、あまりユーモラスとは言えないですね。断章形式や、とりわけ写真を用いてのモンタージュといった手法を通して、彼もまた、エッセイの書き方そのものを大きく刷新しました。


フランス語フランス文学研究室にて
 
 私が取り組んでいるのは、特に、芸術上のさまざまな形式の歴史と、それらの形式を特定の文脈の中で意味づけする芸術家による、個人的次元での活用との連関についてです。例を挙げれば、私が拙著『他者の言葉のなかの生 (Une vie dans les mots des autres)』において研究したのは、ジョルジュ・ぺレックが作品の中で行う間テクスト的な借用が、同時に創造の過程であり、60・70年代の文壇で価値を持つ実践であり、さらには彼の人生を特徴づけるトラウマへの応答でもあるということでした。同様に、ぺレックの未完の企画『街の標本帖』におけるモンタージュの実践を検討することで、資料の蓄積という営為が、いかにしてアーカイブや物が氾濫する時代の現代芸術を特徴づける芸術的行為であると同時に、アイデンティティの構築に対して疑問を投げかける兆候でありえるのかを示そうとしています。
 こうした形式的なアプローチ(間テクスト的な借用、コラージュ、制約)は、決していわゆる形式主義に回収されるものではありません。なぜならそれは、実のところ、創作という営みと生との関係を問いなおす基盤そのものであるからです。そのため、私の最近の研究では、バルトの『明るい部屋』における形而上学的問いを扱う場合であれ、バルトの『新生』およびペレックの『人生 使用法』における生の転換を扱う場合であれ、共感、喪、あるいは失敗といった倫理的カテゴリーを主要な手がかりとしています。

 一つの形式を情動や思想と結び付けていく一芸術家の歩みを復元しようとする試みによって、私が共有したいと考えているのは、近代以降の芸術上の実践の歴史とは、政治的歴史、そして精神の歴史でもあるということなのです。燃やした詩作を『地獄の一季節』で引用するランボー、第二次世界大戦下にレジスタンスの活動をしながら『イプノスの紙片』のうちの幾枚かを書き綴ったルネ・シャール、戦争によって心が壊れてしまった女性の二重の物語を「ヒロシマ・モナムール」で提示するマルグリット・デュラス——こうした軌跡を理解することは、その形式化の力によって、「人間についてのことで、私たちに無縁なものはない」と理解することなのです。
    Mes recherches portent principalement sur l’écrivain français Georges Perec (1936-1982), un auteur à la fois très drôle et très profond, qui a inventé des formes littéraires qui répondent aux principaux enjeux esthétiques du second XXe siècle (l’hybridité générique, l’autobiographie oblique, l’intérêt pour le quotidien). Perec, orphelin de parents juifs polonais, marqué par l’expérience historique de la Shoah, est aussi un des membres les plus créatifs de l’Oulipo, groupe littéraire fondé par Raymond Queneau dans les années 60, centré sur la notion de contrainte comme moteur de l’activité créatrice. Je m’intéresse aussi à l’œuvre de Roland Barthes (1915-1980), un intellectuel très profond mais pas très drôle, qui, par le recours aux fragments ou encore au montage, notamment photographique, a lui aussi considérablement renouvelé la manière d’écrire des essais. 
    Mes recherches portent plus particulièrement sur l’articulation entre l’histoire des formes artistiques et leur investissement personnel par un artiste qui leur donne une signification dans un contexte précis. Par exemple, dans mon ouvrage Une vie dans les mots des autres, j’ai étudié le fait que Georges Perec emploie des emprunts intertextuels dans ses œuvres à la fois comme procédé créatif, comme valeur dans le champ littéraire des années 60-70 et comme réponse au trauma qui a caractérisé son existence. De même, en étudiant la pratique du montage dans son projet inachevé « L’herbier des villes », j’essaye de montrer en quoi la pratique de l’accumulation de documents est à la fois un geste artistique qui caractérise l’art contemporain à l’ère de la prolifération des archives et des objets et un symptôme de la mise en doute de la construction identitaire. 
    Cette approche formelle (l’emprunt intertextuel, le collage, la contrainte) ne relève en aucun cas d’un quelconque formalisme, puisqu’elle est en réalité le fondement d’une réflexion sur les rapports entre l’activité créatrice et l’existence. C’est pourquoi mes recherches les plus récentes, que ce soit à propos de l’interrogation métaphysique dans La Chambre claire de Barthes ou à propos du changement de vie dans Vita Nova de Barthes et dans La Vie mode d’emploi de Perec, empruntent avant tout des catégories morales comme l’empathie, le deuil ou encore l’échec. 
 

 
En essayant de restituer le parcours d’un artiste qui parvient à relier une forme, des affects et des idées, j’espère pouvoir partager le fait que l’histoire des pratiques artistiques modernes est aussi une histoire politique et une histoire morale. Rimbaud citant les poèmes qu’il a brûlés dans Une saison en enfer, René Char, alors résistant pendant la Seconde guerre mondiale, rédigeant quelques-uns de ses Feuillets d’Hypnos, Marguerite Duras présentant la double histoire d’une femme brisée par la guerre dans Hiroshima mon amour : comprendre ces parcours, c’est comprendre que, par le biais de leur mise en forme, rien de ce qui humain ne nous est étranger.

Raoul DELEMAZURE